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annetadame

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Ce blog est né de l'envie de partager mes états d'âme durant la promotion de mes deux derniers livres publiés, l'autodérision comme une arme... Aujourd'hui il est une porte entrouverte sur mon laboratoire d'écriture avec des textes issus directement de mon carnet du moment et qui trouveront place dans un livre en cours ou pas. Merci de votre passage.

Publié le par Anne Dejardin
Ecriture et hauts talons.

Je suis assez contente de moi en définitive, même si ma peur demeure et s’échappe sous forme d’infection pour les yeux, la gorge, le nez jusqu’aux pores de ma peau… Je pleure, me mouche, tousse et me frotte le dos à tous les dossiers qui s’offrent à moi dans l’espoir de calmer mes démangeaisons. Ce n’est pas très glamour, je sais, et j’avoue que je me préfèrerais dans la peau d’une auteur quinqua., rayonnante, auréolée de la satisfaction d’avoir la certitude d’être publiée tout bientôt et d’être « lue par beaucoup » !

Je vois des chaussures à talons hauts, très hauts, de ceux que portent toujours les autres, celles qui osent une féminité qui pour ma génération fait toujours un peu pute, nous issues de la période baba cool, larges robes longue hippies en coton indien, t-shirts ou chemises sans soutien-gorge, puis jupes extrêmement courtes à condition d’être en ballerines… Oui, une auteure qui se respecte a forcément des talons extrêmement hauts et qu’importe si elle ne sait pas marcher avec : elle reste assise à son bureau ou dans le canapé de son salon, non ?

J’écrivais en haut de page que j’étais assez contente de moi de continuer à obéir à cet objectif de me faire publier, malgré ma peur et l’assaut de ces maladies psychosomatiques. Je me tiens debout, comme perchée sur des talons trop hauts avec lesquels je ne peux pas marcher, juste me tenir en équilibre, droite comme un i, fidèle au but que je me suis fixé : être lue par beaucoup !

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Publié le par Anne Dejardin

Il me reste les éditeurs normaux, les vrais… S’ils veulent de moi… Oh, j’ai décidé d’insister, et j’en ai sélectionné deux, oui moi aussi j’ai le droit de choisir, deux parmi mes préférés, mes chouchous… Quitte à jeter à la poubelle 10€ par manuscrit photocopié, relié et envoyé par la poste, sans compter les grandes enveloppes renforcées, j’ai tenté ma chance cette fois encore auprès d’Albin Michel et du Dilettante. Un peu exigeant ce dernier, mais quand on aime, on ne compte pas : il veut un manuscrit uniquement recto et du coup le calcul est simple, les frais doublent !

Alors je rêve, un éditeur, un vrai, qui s’occuperait de tout pour moi qui me consacrerait exclusivement à l’écriture… Que m’importent les droits d’auteur, je veux juste qu’on me laisse écrire en paix. Alors, me direz-vous, pourquoi pas les Presses du Midi ? Le patron a un nom auquel on peut se raccrocher : Monsieur Chevassut. Déjà on n’est plus dans le flou et c’est réconfortant. Certes il ne vous rémunère qu’à partir du 500e exemplaire vendu, nombre jamais atteint par la plupart d’entre nous. Il veut la propriété et l’exclusivité dans tous les ouvrages à venir. Au moins c’est clair, on n’aura pas à se poser la moindre question si jamais le succès est au rendez-vous ! Aucune décision à prendre sur la façon de mener sa carrière, je suis d’accord, qu’il prenne tout ce qu’il veut, si je n’ai à m’occuper de rien, qu’à écrire, vous dis-je ! J’attends son devis…

Parmi les toutes petites maisons d’édition, j’ai aussi mes préférées. A eux, on pardonne plus volontiers leur refus, conscient qu’elles publient très peu par an, les pauvres, alors un nouvel auteur, vous pensez bien ! Avec toutes ces librairies qui ferment… Et les jeunes qui ne lisent plus… Ou qui téléchargent… Qu’importe, moi je voudrais être éditée par Carnets Nord. Pour leur nom… Le Nord, ça me va et d’ailleurs mon livre ne raconte-t-il pas ma désertion du sud au profit du nord ? Ça me correspondrait assez, retour à mes origines belges. Carnets Nord, ça en jette ! Oui, rêvons un peu, osons le rêve… Comme je bénis le délai annoncé pour la lecture des manuscrits : trois mois de rêves autorisés ! Bien sûr, pour cette maison d’édition comme beaucoup d’autres, une absence de réponse équivaut à une réponse négative. Vous êtes offusqué ? Foutage de gueule, pensez-vous ? Je ne suis pas de votre avis. Je préfère « pas de réponse du tout ». Ils ne me répondront pas ? Quelle élégance de leur part et quel soulagement pour le destinataire ! Un silence poli est tellement plus sympathique qu’une lettre standard de refus pour cause éditoriale, moins sadique aussi, parce que tout le temps où vous tenez la lettre entre vos mains, et bien que vous ayez la certitude qu’elle sera une lettre type de refus, malgré cela, malgré tout, une saleté d’espoir tenace rend vos doigts fébriles et maladroits, augmentant encore le temps nécessaire à décacheter efficacement l’enveloppe…

Ok, ça marche, pas de réponse du tout, gardez le manuscrit, on va en rester là vous et moi !

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Publié le par Anne Dejardin
La Société des Ecrivains, trois petits points !

tJe ne veux pas repasser par la Société des Ecrivains, mon éditeur pour « Une vie normale » !

Je leur ai tout de même envoyé mon manuscrit. Un délai de lecture de quinze jours (tandis qu’il faut trois mois à une maison d’édition à compte d’éditeur) et un envoi si simple par mail en document pdf… Des arguments de poids… Je n’ai pu résister ! Il serait toujours temps de refuser ensuite.

Délai annoncé respecté, puisque quinze jours plus tard je reçois par mail un devis qui s’élève à 2190€, accompagné d’un mail de série où il suffisait de remplir l’emplacement prévu avec mon titre dans une lettre type, rien de plus. Eh bien, figurez-vous que cette maison d’édition n’avait pas été en mesure de compter correctement le nombre de petits points de mon titre ! Pour un éditeur qui facture la correction du manuscrit qui figure de façon très détaillée dans le devis, vous trouvez qu’il inspire confiance, vous ? Deux petits points ! Et pourquoi pas quatre ou dix tant qu’on y est !

De mon temps, au début de l’existence de cette maison d’édition à semi-compte d’auteur, comme on disait alors, parce que contrairement à d’autres dont la facture était exorbitante, eux surfaient sur un filon nouveau, l’édition en petites quantités, ils proposaient un suivi personnalisé. Et de fait, à cette époque pour le temps où vous mettiez votre manuscrit entre leurs mains pour qu’il devienne un livre muni d’un ISBN, envoyé aux journalistes, répertorié à la Fnac et autres, présenté dans leur catalogue, durant ce temps-là, un gentil monsieur dont vous connaissiez le nom et qui connaissait le vôtre prenait vos appels téléphoniques. Il répondait même à chacune de vos questions. Le mien de « gentil monsieur » avait une voix jeune et très sympathique. Il s’appelait Deslandes, du nom d’un de mes professeurs d’université dont j’avais vaguement été amoureuse et sans doute, cela avait-il aidé à notre entente et à la confiance que je lui avais accordée.

J’avais exigé la fiche de lecture, ainsi que la confirmation qu’il existait bien chez eux un comité de sélection. Monsieur Deslandes disait recevoir 30 manuscrits… Ici vous me pardonnerez mon oubli, était-ce par semaine ou pas jour ? Mystère ! Mais ne pinaillons pas. Tout ce que je voulais, c’était être sélectionnée ! Un vestige d’éducation basée sur la réussite aux examens sans doute… La fiche de lecture qu’il a fini par accepter de me communiquer m’a semblé refléter au mieux l’esprit du livre et j’ai signé un devis que j’estimais raisonnable… avant de comprendre le revers de la médaille, à savoir l’ampleur de la tâche qui me resterait à accomplir seule, par moi-même, pour que ce livre existe en dehors de la sphère familiale que j’avais extrêmement réduite étant enfant unique !

En 20 ans, la Société des Ecrivains avait été revendue ; Sébastin Branq, qui ne l’était pas contrairement à ce qu’indiquait son nom, avait dû revendre avantageusement son concept qu’il avait développé à une époque où il était novateur en sachant s’entourer d’une équipe jeune, compétente et motivée qui maîtrisait communication et rapports humains.

La Société des Ecrivains que je retrouve aujourd’hui n’a plus aucun rapport avec ses prédécesseurs. Ainsi dans le mail qu’elle vient de m’envoyer, pas la moindre allusion pouvant tenir lieu de réponse quant au fait que j’avais déjà été publiée chez eux, ce que je m’étais permis de leur rappeler brièvement. Commercialement et même si mon nom et mon livre ont disparu de leurs fichiers depuis longtemps, le fait que je sois une ancienne cliente mérite bien une phrase bateau le mentionnant. Du moins est-ce mon avis. Quelques jours après avoir reçu leur mail avec le devis en pièce jointe, je reçois un appel d’un monsieur qui ne donne pas son nom, juste celui de la Société des Ecrivains, et me demande si j’ai bien reçu leur mail. A ma question, qu’en est-il des réductions proposées pour un écrivain qui voudrait publier plusieurs ouvrages, il se retrouve le bec dans l’eau. Après avoir essayé de se renseigner, puis de me passer quelqu’un d’autre, ce brave jeune homme veut me laisser le numéro direct de Guillaume Studer, le directeur, celui qui ne répond pas, numéro qui, composé une heure plus tard, n’a même jamais déclenché le moindre répondeur où j’aurais pu laisser un message…

Non, je ne suis pas susceptible, je suis rigide quant à la forme. Je veux toujours être publiée, mais pas via la Société des Ecrivains. Payer pour être lue, d’accord, me faire arnaquer, pourquoi pas, mais pas par eux. A quoi tient un devis accepté ? A un petit point oublié, un seul ! Pointilleuse, moi ?

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Publié le par Anne Dejardin

Je voulais un blog où raconter mes retours en arrière comme ces maladies qui me tombent dessus à répétitions, moi qui ne suis jamais malade, depuis que j’ai décidé de publier « La vie en face… ne vous déplaise ». Cette peur qui m’étreint et que j’ai voulu taire, dompter en l’ignorant. Puisque je ne devais pas laisser affleurer le premier doute… Nous reviendrons dans un prochain article sur ce point, le premier doute... Mais voilà, elle s’est trouvée des alliées plus fortes que moi : une gastro qui m’a rétamée et, comme si cela ne suffisait pas, une grippe avec forte fièvre suivie d’une nouvelle gastro ! Je pèse à présent 52 kg, les ressorts du matelas me rouent de coups chaque nuit impunément, tant mes os s’offrent sans protection !

Mais qu’ai-je fait au bon dieu pour mériter cela ? Je voulais juste être lue !

- Le voulais-tu vraiment ? Totalement ? N’existait-il pas une infime part de toi qui était réticente ?

- Oui, bien sûr, une part, une toute petite part, celle qui reprend la voix de ma mère et qui dit :

« Ce qui se passe chez nous ne regarde pas les étrangers. Tu ne dois rien raconter de ce qui se passe à la maison ! »

Et moi qui n’écris que pour transgresser ! Dénoncer et passer outre cette omerta imposée dans l’enfance et qui me semblait incompréhensible… Candide, je faisais une confiance aveugle à ma mère : ce qui se passait à la maison ne pouvait être que bien, puisque tout y était de son fait, orchestré par elle et donc parfait. Pourquoi dans ce cas devait-on le cacher comme une chose sale et honteuse ? Je ne comprenais guère, mais bien sûr l’enfant docile et aimante a obéi.

J’ai obéi jusqu’au jour où l’écriture s’est offerte comme une voie de libération sur laquelle ma plume a couru. L’exaltation de la délivrance l’animait. Est venue l’envie de partager, et pire : d’appeler des témoins… Sacrilège suprême, écrire en secret, passe encore… Et c’est alors qu’ « Une vie normale » est devenu un livre lu !

Malheureusement je n’avais pas pensé à tout et prévu ce qui allait arriver. Comme avec ces éditeurs où l’auteur doit se charger lui-même de faire connaître le livre, a commencé l’épineux parcours, pour la grande timide que je suis, d’avertir la presse locale en vue d’obtenir un article, d’aller démarcher les libraires du coin pour leur proposer des séances de dédicaces.

Mais le pire était encore devant moi et il m’a prise par surprise : parmi mes lecteurs, beaucoup de gens qui me connaissaient, sont aussitôt venus me parler de mon livre ! Quelle horreur ! Même si la totalité de ceux qui sont venus m’aborder s’est montrée élogieuse, je n’avais qu’une envie : fuir ! Les faire taire. Où aurais-je pu préciser que je voulais certes des lecteurs, beaucoup de lecteurs, mais avant tout des inconnus, des lecteurs qui lisaient et c’est tout, des lecteurs qui aimaient ou pas, qui étaient contents de leur achat ou pas, mais en aucun cas des lecteurs qui venaient gentiment me taper sur l’épaule pour me parler de « Ma vie normale ». C’était la mienne après tout ! Un peu de discrétion que diable ! Quel manque d’éducation aurait dit ma mère… Ah, si vous aviez été élevés par elle, on n’en serait pas là ! Elle vous l’aurait appris, elle, que ce qui se passe chez les autres ne nous regarde pas et vice versa. Non, n’insistez pas ! Est-ce que je vous en pose moi des questions ?

Facebook m’aurait parfaitement convenu, ce système de cliquer sur « j’aime », et rien de plus, c’était pour moi, vous dis-je… Dommage il y a 20 ans, ça n’existait pas !

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Publié le par Anne Dejardin

Thierry est écrivain. Il alimente un blog intitulé Mémoires polaroïdes où les textes courts agrémentés de photos sont des petits bijoux. J’hésite sur le choix de ce mot, trop féminin ? « Pépites » conviendrait-il davantage ? La longueur de ses écrits convient au mode de fonctionnement contemporain : un court moment de temps libre et nous courons picorer là où nous sommes certains de trouver rapidement une nourriture substantielle. Ce blog l’apporte et le fait que les textes soient courts nous permet de le quitter aisément, au moment qui nous convient.

Thierry m’a aidée à ouvrir ce blog, mon blog… Et c’est comme s’il m’avait offert un très joli cahier, de ceux dont la couverture cartonnée et brillante appelle la main pour un toucher sensuel et finit par y laisser en son cœur glisser votre stylo. Il a trouvé un décor qui me sied et a ajouté une photo d’une vieille machine à écrire que je lui demandais. Grâce à lui je dispose d’un espace familier et esthétique…

Me voilà intimidée comme lorsque la première page de votre beau cahier neuf vous fait redouter une malheureuse rature. A la deuxième la pression sera moins forte. Courage ! Il faut y aller maintenant.

Ce blog commence à l’heure où j’ai décidé, vingt ans après une première expérience, de me faire éditer, puisqu’il semble bien que ce soit l’unique moyen d’être lue. Il relatera mes états d’âme, ceux-là qui me surprennent encore, malgré mes 56 ans. Il s’achèvera à la parution du livre que j’ai décidé d’intituler :

La vie en face… ne vous déplaise.

C’est l’histoire d’une vie de femme appréhendée par ce que l’auteur en découvre à travers son écriture comme si elle ne comprenait sa vie réelle avec ses moments drôles, tendres, durs qu’en osant les regarder seulement une fois qu’elle en a fait de l’écriture. Comment se débrouille-t-on avec la vie réelle quand on ne vit qu’au travers du prisme de l’écriture ? Que fait-on des chocs et des bouleversements que la vie nous impose quand on n’est pas doué ou armé pour se coltiner le quotidien. C’est le chemin que l’auteur vous propose de suivre en sa compagnie et selon sa vision du monde tour à tour ironique, acérée ou idyllique, à moins que ce ne soit un mélange des trois, à une période qui n’est pas simple dans la vie d’une femme où elle se retrouve sans âge, hors du temps, puisque plus jeune mais pas encore vieille non plus…

J’aurais préféré, puisqu’on se trouve au cœur de l’auto édition me présenter comme éditrice de mes livres, dans un premier temps, et d’autres si affinités ! Ils auraient paru aux Editions Ne vous déplaise. Et La vie en face aurait été le premier d’une longue série. Mais il existe un seul problème : j’ignore comme devenir éditrice !

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