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annetadame

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Ce blog est né de l'envie de partager mes états d'âme durant la promotion de mes deux derniers livres publiés, l'autodérision comme une arme... Aujourd'hui il est une porte entrouverte sur mon laboratoire d'écriture avec des textes issus directement de mon carnet du moment et qui trouveront place dans un livre en cours ou pas. Merci de votre passage.

Publié le par Anne Dejardin
Peau d'Anne (suite et fin)

Ma peau prend l’aspect de ce que je m’impose : être une passoire. D’où son aspect granuleux, rugueux. Elle rend les armes.

Elle devrait être enveloppe qui maintient à l’intérieur ce qui a pour fonction d’être dedans et à l’extérieur ce qui doit rester dehors. Elle est séparation et au lieu de ce rôle, je la détourne pour lui assigner celui de filtre plus ou moins efficace et plutôt moins d’ailleurs.

Elle s’affole et tente par ses démangeaisons, ses moyens du bord à elle, de rouspéter, de me montrer que je fais fausse route, moi l’inconsciente qui vais au-devant d’une catastrophe dont je n’imagine pas les conséquences, ce minuscule eczéma imperceptible à autrui n’est rien à côté de ce qui se prépare si je ne fais pas machine arrière, si je n’appelle pas Claire Abrieux à Publishroom pour lui dire que nous sommes quittes, j’accepte de perdre le montant total de la facture, mais do not publish, please, qu’elle mette au pilori virtuel un manuscrit tel qu’elle l’a reçu, dans son état tout aussi virtuel.

Il n’y aura pas de bûcher, soit, pas de rédemption par le feu pour un tas de feuilles de papier, un ou deux clics tout au plus, go to trash ou supprimer et peut-être dans le meilleur des cas une demande de confirmation que Claire veut bien effacer le dossier marqué supprimé.

Ma peau finira par retrouver son aspect lisse et au toucher mes doigts seront peu à peu rassurés et s’abandonneront à la douceur de ce velouté d’avant auquel ils étaient attachés. Do not publish, Claire, please !

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Publié le par Anne Dejardin
Publié dans : #Autoédition
Choisir plutôt qu’attendre d’être choisie !

Il y a de ça dans le choix de l’autoédition. Se renseigner, comparer et choisir parmi les sélectionnés. Etre celui-là qui décide. Ils sont pléthore, plus acharnés à convaincre les uns que les autres, vantant leurs services, affirmant leur professionnalisme, affichant leur librairie fournie, étoffée, leur simplicité d’utilisation, leur efficacité. Eux aussi vivent avec leur temps ! Et ça se sent… En quelques clics tout sera décidé sans que vous ayez été contraint de vous déplacer, leur adresse à Paris est virtuelle et leurs bureaux s’ils en ont sont en province. Si vous rêviez d’être reçue dans un bureau austère, après avoir patienté dans une salle d’attente aux murs lambrissés où votre voix vous donne l’impression de résonner comme dans une église alors qu’elle se trouve réduite à un souffle entravé par l’émotion, tant l’heure vous semble aussi inespérée que solennelle, vous pouvez oublier. On vous offre au contraire une version « zen de A à Z » sans la plus petite perturbation émotionnelle avec pour unique dérangement sonore le cliquetis de votre doigt sur une suite d’encadrés « continuer » jusqu’à ce qu’il vous soit demandé de transcrire la suite de chiffres dorés, ceux en relief sur votre carte bancaire.

A mon âge ai-je encore besoin d’être reconnue ? Mon ego n’at-t-il rien perdu de sa superbe, malgré tout ce travail sur moi ? Il est urgent de me donner la permission de me contenter de me connaître moi et de me reconnaître telle que je suis : une femme qui écrit et veut donner aux autres la possibilité de la lire. What else ?

Que je sélectionne un éditeur ou que je sois sélectionnée par lui n’y changera rien. Dans les deux cas, je ne serai pas lue ! Alors vingt, cent ou trois cents exemplaires, quelle différence au fond ?

Alors pourquoi les avoir sélectionnés eux ? Qu’en pensait mon comité de lecture ? Avaient-ils recueilli l’unanimité ? Oui, moi aussi je me suis entourée d’un comité de lecteurs. Il n’y a pas de mal à copier leurs méthodes ! Et aussi pourquoi payer, plutôt que de cliquer chez ceux où tout est gratuit ? Par fainéantise, dirais-je. Et aussi parce que suivre un pas à pas d’instructions à l’impératif, quand ce n’est pas carrément à l’infinitif, non vraiment, j’ai passé l’âge : télécharger votre manuscrit en PDF, jusque-là je pouvais assurer, passer de Word à PDF, s’ils y tiennent, continuer, clic, nom prénom adresse, photo de couverture, comme vous y allez, là tout de suite ? Ben, j’écris moi, je ne suis pas photographe et encore moins graphiste… Et ce qui est gratuit, ça a un petit côté « bas de gamme », ça ne conviendra pas à la pointilleuse que je suis, à se mettre la rate au court-bouillon pour une histoire d’alinéa oublié ou à cause d’une certaine désinvolture dans le traitement des espaces avant ou après les signes de ponctuation. C’est ce petit côté « moche » d’un texte où on a tapé les espaces au petit bonheur la chance, qui heurte l’œil déjà agressé par la luminosité de la tablette, cette impression de « pas cher » que je ne souhaitais pas. Tout comme je ne fais pas les soldes, afin de ne pas avoir dans mon dressing une fripe que je ne porterai jamais et qu’on voudrait m’obliger à aller choisir pile durant une période fixée par autrui. Je n’ai jamais pu me soumettre à cette dictature. Je préfère au contraire choisir en toute liberté le moment où je me sens d’humeur à aller m’asphyxier et me faire hypnotiser sous les néons tape à l’œil dans des cabines dignes des vestiaires de piscine municipale aux miroirs déprimants.

Non, moi, j’ai décidé de payer ! Le comité m’a approuvée. Payer pour ne pas regretter mon choix. Choisir celui-là, choisir cet éditeur-là, malgré un inconvénient de taille : son nom ! Un nom inesthétique en plus d’être en anglais. Un nom qui ressemble à celui d’un logiciel assez connu. Qui aurait envie d’avoir cela écrit sur son livre ? Pire que de porter à même le t-shirt qu’on a acheté bien cher le logo de la marque elle-même, parfois aussi débile que le nom d’un des trois petits cochons ou encore homonyme de terme graveleux. Eh bien eux, c’est pareil.

Alors pourquoi eux ? C’est tout bête, à cause d’un relent, un zeste, un soupçon d’«Air du temps juste avant », celui où les gens se parlaient au téléphone. Je sais qu’à l’ère des scans, des mails et autres, ce genre de moyen de communication a une connotation certes désuète. A moi il a semblé délicieux, comme la voix de Claire Abrieux au téléphone, une odeur de douceur, de fraîcheur comme un chewing-gum à la fraise ou à la chlorophylle, une odeur de jeunesse aussi, de fleurs des champs, de prés dorés sentant bon un endroit où l’on se sent chez soi, où il fait bon vivre. Mais une communication téléphonique n’aurait pas suffi à emporter le marché, non, pour être choisi, élu parmi les nombreux sélectionnés, il a fallu la célérité d’une équipe de haut niveau : la leur a répondu instantanément au mail qui comportait une question ! Répondu au mail, pas à la question, les Petits Malins… Que contenait leur réponse, alors ? Une invitation à joindre par téléphone la responsable éditoriale, Claire Abrieux. Et le numéro composé par mes doigts encore habitués eux à enfoncer des touches sur le combiné d’un appareil téléphonique classique a répondu et on m’a passé directement Claire Abrieux en personne… Et c’est là que ça a commencé à chanter entre les notes parfumées de gentillesse agrémentées d’une fragrance de compétence (ou plutôt l’inverse pour un dosage heureux) de la voix de la responsable éditoriale un petit air de victoire : j’étais entrée dans la bonne maison d’édition et on passerait sur son nom qui sentait à plein nez la multinationale, les études de marché, les lobbies, le monopole,…

Après tout, personne n’est parfait !

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Publié le par Anne Dejardin
Peau d'Anne

Choisir son éditeur et le payer. Payer pour être accompagnée et lui laisser faire tout ce qu’on ne veut pas faire, tout ce dont on ne veut pas se charger, choisir la légèreté et ne pas chercher comment déposer un ISBN, ne pas s’enquérir d’un imprimeur, ne pas comparer leurs prix, leur laisser relecture et corrections, IVème de couverture, résumé et synopsis, biographie de l’auteure.

Payer encore pour être libre. Pourquoi l’autoédition ? Pour être son propre chef et vivre avec son temps. Payer pour avoir le droit de dire non, pour ne pas faire ce qu’on ne veut pas faire ou peut pas faire : devenir omniprésent sur le web, dans l’espoir de faire connaître son livre, lire tous ceux des autres et leur laisser des commentaires élogieux pour qu’ils vous renvoient l’ascenseur. Lire les blogs oui bien sûr, mais juste ceux qui vous accrochent un peu au hasard et uniquement quand vous en prend l’envie, ne laisser que des commentaires anonymes, juste parce qu’on a aimé, rester libre, libre d’aimer et de le dire en toute franchise, honnêtement, sans rien attendre en retour, ne pas pleurer auprès des amis un jour pour qu’ils laissent des commentaires à propos de mon livre sur Amazon…

La liberté n’a pas de prix ! La mienne chez Publishroom s’élève au montant que forment sur le chèque quatre petits chiffres côte à côte pour une formule e-book et exemplaires papier. Quatre, pas moins !

Mais quand tout est signé, lancé, payé, il y a la peau qui flambe. La peau qui rouspète à réclamer sur elle les ongles et leurs griffures. Ne se calme que sous leurs allers-retours. Comme un bébé qu’on berce qui reprend ses pleurs à peine le berceau immobilisé. La peau, l’enveloppe corporelle, la séparation d’avec la mère, il y a tout cela lorsqu’on évoque la peau. La peau qui a toujours fait autrement que les autres : allergie solaire du temps où ça n’existait pas. Elle chatouillait à rendre dingue mais en catimini, à la surface rien n’était visible du supplice qu’elle infligeait. Sous le soleil gris de Belgique il y a peu au point d’accuser encore aujourd’hui la proximité physique d’avec la mère. Une fois la Belgique quittée, le soi-disant coup de soleil guéri -un coup de soleil sur les poignets, les bras et les avant-bras, mais juste à la jonction entre intérieur et extérieur du bras, à la limite, la lisière, là où la peau est la plus fragile, la plus tendre, mais aussi la moins exposée, comment le soleil l’aurait-il dénichée ?- elle fait encore des siennes.

Il y a ce quelque chose qu’on n’assume pas : le fait de mettre au dehors ce qui devrait rester caché, occulté. Et toi, tu vas le mettre sur la place publique. Tu mériterais qu’on te fasse la peau. Et ce blog, n’est-ce pas vendre la peau de l’ours ? En vendras-tu un seul exemplaire ? Tes économies par contre fondront comme peau de chagrin. Tu ne sais plus quoi faire pour sauver ta peau ! Te protéger du soleil n’y change rien. Elle boursouffle, démange, se couvre de minuscules bosses rêches uniquement visibles du bout de tes doigts. Comme on tire à soi la couverture, tu te transformes en crocodile, une peau de dinosaure, tu auras de quoi te protéger, bien à l’abri en dessous, tu seras invulnérable aux flèches qu’ils voudront te décocher pour te fustiger, te faire regretter d’avoir tout déballé, exposé sur le trottoir ce qui ce doit de rester secret. Te voilà affublée d’une Peau d’âne qui te présente à présent aux yeux de tous comme une dégoûtante, une peau d’âne pour Annetadame. Peau qui pique, qui chatouille, qui irrite, qui alerte, peau lanceur d’alerte, peau cracheur de feu. Mais peau qui s’irrite beaucoup trop tard, plus de recul possible. Tu peux toujours te gratter, j’ai signé et je vais être publiée !

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Publié le par Anne Dejardin
Sculpture de Fabien Lefèvre, sculpteur à Granville

Sculpture de Fabien Lefèvre, sculpteur à Granville

Atelier, suite et fin… Et détournement.

Je vous ai privé du plaisir que les participants éprouvent à lire leur texte après l’avoir écrit au cours de l’atelier… J’en suis désolée mais je me rattrape aujourd’hui en vous proposant de le laisser comme commentaire sur mon blog sans surtout signaler à qui il s’adresse ou en ne le révélant qu’à la dernière ligne. Vous pouvez vous trouvez un pseudo et écrire dans l’anonymat comme Romain Gary qui en milieu de carrière a écrit plusieurs romans sous le nom d’Emile Ajar et a reçu un second prix Goncourt sous ce pseudonyme. Je peux aussi mettre vos textes dans le prochain article de mon blog.

Si j’ai un peu délaissé la mise en ligne des articles qui paraissaient tous les dimanches, ce n’est pas exclusivement parce que j’ai été très occupée. Vous remarquez que lorsque nous disons que nous avons été très « occupés », c’est toujours pour expliquer pourquoi nous n’avons pu nous « occuper » de ce qui aurait dû également requérir notre attention et que nous avons honteusement laissé de côté.

Bref il se trouve qu’en réalité, je redoutais l’arrivée imminente du dernier des articles que j’avais sous le coude ou plus exactement dans un dossier intitulé « Blog ». Et que l’inspiration étant capricieuse, promettre un article tous les dimanches avait quelque chose du miroir aux alouettes. Comme je ne suis pas née de la dernière pluie, je retardais la mise en ligne du dernier article : tant qu’il m’en restait un, je pouvais dormir sur mes deux oreilles.

Heureusement que j’avais annoncé que ce blog accompagnerait la période de latence où je laissais passer le temps de lecture accordé aux comités auxquels j’avais fait parvenir mon manuscrit. Et me voilà sauvée par le coup de gong : l’heure de passer à l’auto édition a sonné ! Je me demande s’il ne s’agit pas plutôt d’un coup de gong qui rate sa cible et m’atterrit en plein dans l’estomac. Parce qu’en fait je ne me sens pas du tout sauvée mais plutôt au pied du mur. Ah bon, vous êtes sûr que c’est l’heure ? Là, maintenant tout de suite ?

Autre coup de bol, j’ai tout oublié de ce que j’avais décidé, de la marche à suivre, de qui j’avais sélectionné… Un trou noir… Il faudra tout recommencer ! Des heures à comparer, soupeser. La version papier est-elle prévue ? En combien d’exemplaires ? A quel prix ? Exclusivité ou pas ? Je ne veux pas être liée par quoi que ce soit. A ce sujet, mon conseiller… Oui, vous ne saviez pas, j’ai un conseiller littéraire ou un coach, comme vous préférez. Non, ce n’est pas Mon Homme. Je suis opposée aux cumuls des mandats ! Non, vous ne connaîtrez pas son identité, n’insistez pas ! Mon conseiller préfère travailler dans l’ombre, même si je ne suis pas présidente de la république. Il y a de cela trois mois, je lui ai filé tout ce que j’avais trouvé concernant l’autoédition et je lui ai demandé de trancher, de faire un choix dans cette jungle. Et le verdict est tombé : Publishroom. Hélas, mon conseiller ne travaille pas seul, il s’est entouré d’un collaborateur. Un seul, oui, pourquoi me demandez-vous ça ? Je comprends, c’est trop peu pour être entouré… Excusez-moi, je rectifie, il a embauché un collaborateur, un stagiaire plutôt au vu de ses compétences, qui le dépanne de temps à autre : Yapluka. C’est son nom. Lui, je ne l’aime pas trop. Je préfère avoir à faire directement à mon coach personnel. Au téléphone, si c’est lui qui répond, je raccroche et je rappelle une autre fois. Alors forcément je prends du retard…

Durant ces trois mois, je ne suis pas restée les bras croisés à attendre les non réponses des maisons d’édition, je me suis attelée à l’épineux problème de la couverture du livre. A défaut d’avoir un livre… Prenez donc un adjectif au choix dans votre liste de l’atelier d’écriture de l’article précédent. Moi à A, j’avais écrit « adorable ». Je dirai donc à défaut d’avoir un livre adorable, il faut l’habiller pour le rendre commercialisable, c’est-à-dire attractif pour le plus grand nombre, principalement pour un e-book ! Qu’est-ce qu’une couverture qui accroche le regard, le capte, le garde et conduit son propriétaire abruti d’images et de sollicitations en tout genre, à cliquer sur la touche « panier » ? Je n’en ai aucune idée ! J’ai juste la certitude que je ne peux pas payer un professionnel pour qu’il me fasse une maquette d’enfer pour un livre qui sera hyper pas vendu et hyper pas vu. Il me reste du « home made », label qui hélas ne constitue un plus qu’en restauration. Enfin pour la plupart, pas pour Mon Homme qui affirme haut et fort qu’il ne voit aucun inconvénient à manger du surgelé « bon » au restaurant plutôt que du « fait maison » approximatif ! C’est peut-être qu’il confond avec le « fait à la maison » ! Passons, je m’égare.

Pour la confection de la couverture, je n’ai plus qu’à me mettre à mes crayons, stylos, ciseaux, colle… Après tout si je suis passée à l’école primaire sans redoubler, c’est bien que j’ai dû réussir mon école maternelle, non ? Mais au dernier moment j’ai eu l’idée que, dans le cas d’une couverture, le « home made » pourrait bien être synonyme de « moche ». Et j’ai été hyper pas partante pour me lancer avec mes crayons de couleur…

Mais vous connaissez ma persévérance, cette expérience ne m’a pas suffi. Aussi avant de demander de l’aide à ceux dont j’aime le travail de conception, il fallait encore que je me coltine la chose moi-même. Après le dessin, j’ai tricoté, décoré, crocheté, coupé, cousu, imaginé, mis en scène… Appuyé sur appareil photo dans mon téléphone portable… Pour constater que dans « galerie » de ce même téléphone, les photos qui s’y étaient logées n’avaient que très peu à voir avec ce que mon œil voyait avant le clic. Un tel phénomène m’a abasourdie. Qu’importe, il en fallait davantage pour me décourager. Reclic, clic, clic, avec flash, sans flash, soleil de face, de côté, sans soleil, allez on rentre tout, sans flash, sombre, trop sombre, alors flash, clic, clic, clic ! Quelqu’un dans l’appareil devait repasser derrière moi pour repeindre les couleurs autrement que celles que percevait ma rétine ! Sinon comment expliquer une différence pareille ? Déménagement dans l’espace vitré de la maison. Il faut un fond. Un panneau d’armoire Billy Ikea de récupération fera l’affaire. La roue du bateau vers la gauche ou vers la droite ? Au cinéma si le personnage va vers la gauche, c’est qu’il retourne à ses origines ou rentre chez lui. Ou bien est-ce l’inverse ? Oui vers ses origines, c’est bien pour refléter le contenu du livre. Mais le thème central est plutôt comment aborder l’avenir. Le bateau devrait donc faire demi-tour. Autre série de photos. Clic, clic, clic ! Des heures d’interrogations et de tentatives ratées. Puis il en arrive une qui sort du lot. Je l’envoie à une amie artiste. Voici ce qu’elle me répond :

La superbe couleur violette de la plume, est la couleur du 7è chakra (celui du sommet de la tête, associé à la fonction de la Pensée et de l'Inspiration céleste et au mantra du silence...
La pelote me parle de douceur et de mailles enlacées, le fil "guide" rejoint un beau coquillage, si j'ai bien vu, pour moi sensualité, accueil, création...

Les petits chaussons pour moi : la tendresse, l'amour tendre.
Pour exalter la sublime couleur de la plume, une minuscule touche de jaune d'or (complémentaire du violet) illuminerait le blanc.
J'ai juste un doute sur les 2 arbres... car l'un écrase un peu l'autre... mais il s'agit peut-être d'un duo ?

Moi, c’est son texte qui me plaît beaucoup. Elle a tout compris à part l’écrasement d’un arbre par l’autre, mais elle a rectifié juste après en parlant de duo. C’est son texte que je préférerais mettre à la place de la photo. Je serais plus sûre que tout le monde comprenne bien. Oui mais ça ne se fait pas, il faut une photo !

Retour à la case départ. Je sollicite un avis d’autres amis qui vivent en symbiose avec les artistes et leurs œuvres. Il faut que je me rende à l’évidence : cette photo, ma photo, ne parle qu’à deux personnes, tandis que mon conseiller littéraire lui se déclare « sans avis » ! Ce n’est pas bon signe...

Alors j’explique que l’important c’est que ça me parle à moi. Et qu’une fois le livre lu, cela devrait parler à chacun, j’en suis sûre. Ne s’agit-il pas des tréfonds de mon âme nébuleuse, là où depuis tant d’années je tente de pénétrer par le biais de l’écriture. Oui, mais le but n’est pas de représenter un rébus, voyons ! Juste de donner envie de cliquer sur « ajouter au panier ».

D’accord, alors, faisons simple : une jolie photo qui parlera à chacun, parce que c’est beau et basta. Qu’on ait envie d’être là où a été prise la photo ou juste d’admirer ce paysage.

Ou tout simplement une photo de mon chat !

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Publié le par Anne Dejardin
Ecrire ensemble

Ecrire ensemble

Suite de l’atelier d’écriture.

Si vous avez joué le jeu, vous avez désormais devant les yeux une suite d’adjectifs élogieux. (cf. dernier article Marie-Hélène Lafon)

Pour la suite du jeu, je vous rappelle qu’il ne faut pas lire le reste d’un coup mais lire l’étape 1 de la consigne et la réaliser (écriture), ensuite lire l’étape 2 et écrire et ainsi de suite jusqu’au bout.

Allez, on y va !

Etape 1 : Il vous est demandé de choisir un objet d’amour (dans les domaines les plus divers). Notez tous ceux qui vous viennent à l’esprit librement, il n’y a que vous qui les connaissez. Stop ! A votre stylo !

Etape 2 : Rétrécissez le champ de vos « objets » d’amour et sélectionnez-en un seul parmi eux. Ensuite je vous propose d’utiliser dans la liste tous les adjectifs de votre liste, j’ai bien dit tous, et de les appliquer mentalement à l’objet que vous allez honorer (5 min de réflexion) et d’en rajouter cinq nouveaux plus spécifiques puisque choisis cette fois en connaissance de cause (puisque pour ces cinq-là, vous savez à qui ils devront s’appliquer). Stop, idem !

Etape 3 et proposition d’écriture : Ecrivez un commentaire, sorte d’éloge, qui les contienne tous sans nommer la nature de celui à qui vous le destinez. 20 min d’écriture. Go, go, go !

La semaine prochaine je vous dirai quoi faire de ce texte qui, si vous participiez à un atelier d’écriture « normal », serait lu par vous-même à tous ceux de l’atelier, ceux-ci étant à l’accueil bien entendu et non pas couchés dans les fourrés prêts à faire feu. Je vous dis merci et à dimanche prochain.

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Publié le par Anne Dejardin
L'annonce de Marie-Hélène Lafon

Hier, j’ai mis mon troisième article sur Annetadame. C’est un truc étrange car je n’en ai aucun retour. Personne ne laisse de commentaire, je n’en ai qu’un seul !

Pourtant quand je lis les articles du blog de Thierry à ma façon rigoureuse et méthodique, c’est-à-dire en commençant par retourner en arrière jusqu’à celui que je n’ai pas encore lu et ensuite en suivant l’ordre chronologique de leur mise en ligne, j’ai toujours envie de dire que c’est beau ou simplement merci, mais le dire. Et justement le blog le permet. C’est rapide, voire instantané !

Pourquoi alors personne ne laisse-t-il de commentaire sur le mien ? Je n’aime pas la réponse qui me vient. Hop, dégage toi, direction la poubelle. Et surtout penser à la vider !

Alors qu’hier à la dernière page du livre que je lisais, page qui m’a prise par surprise et je pense qu’en une vie de lectrice assidue cela ne m’était jamais arrivé… Il faut dire que je n’avais pu m’empêcher de reprendre le livre que je venais de poser avec l’intention de le laisser pour l’endormissement du soir. Ce moment de basculement auquel je ne peux me résoudre seule, sans l’aide d’une présence amicale dont les livres m’ont de tout temps tenu lieu… Ce livre et ses quelques dernières pages auraient été parfaitement à leur affaire à l’heure du marchand de sable, mais j’avais eu beau tenter de me raisonner, j’avais fini par passer outre mes incitations à ne pas et je m’étais avec une double délectation (celle d’enjamber mes trop sages résolutions avec la sensation de croquer le fruit défendu) plongée dans ce livre, bien décidée à poursuivre ma lecture jusqu’au bout.

C’était le second livre d’une auteure que je ne connaissais pas et dont la découverte avait suscité en moi une admiration sans bornes et un constat : la littérature, c’est ça ! Mais en même temps m’était venue une interrogation : qui peut avoir envie de lire ça ?

Bref je lisais et je me délectais et beaucoup moins bientôt que le livre serait presque fini car il ne me restait que quelques pages dont je comptais bien savourer chaque mot. Tout à coup mon regard était arrivé en bas de la feuille et de l’autre côté il n’y avait plus rien. Au-delà de ce point… Je venais d’arriver à la fin et cet arrêt brutal et inattendu m’a été comme une trahison ! Il n’y avait eu aucune annonce de préparation comme une arrivée en gare ou un changement de voie et c’était presque trop tard pour les au revoir. Me restait l’envie de dire à l’auteure qu’elle était géniale et pourquoi ai-je pensé « presque meilleure qu’Annie Ernaux » ? Toujours ce vieux réflexe de classement scolaire si stupide. Mais cette envie n’était pas assez tenace pour seulement imaginer écrire une lettre et l’envoyer à son éditeur. « Folio », bien sûr, qui rend l’achat de livres abordable, mais avant cela il y avait eu « Chastel Buchet » et je ne le connaissais pas celui-là et j’ai eu l’idée de lui envoyer mon manuscrit, celui imprimé en trop, au cas où justement il y aurait eu un oubli, et que j’avais abandonné dans la chambre où personne ne dort, jeté sur le lit à l’abri de mes regards, puis j’ai pensé que cela me ferait repartir pour un tour dans le décompte des trois mois que je m’étais alloués avant de passer à la publication sur le net. J’aurais pu finir comme cela : avant de passer à l’autoédition, trouver toujours une nouvelle maison d’édition à laquelle je n’avais pas pensé envoyer mon manuscrit et y remédier et attendre trois mois et de trois mois en trois continuer à alimenter ce blog qui deviendrait pérenne et tant pis si personne ne le consultait du moment que je n’en étais pas informée puisqu’avant tout je voulais écrire, je devais écrire, je ne pouvais pas ne pas écrire…

Avec un blog, oui je reviens à nos moutons qui seront bien gardés, ah non c’est plutôt les vaches, veau, vaches, moutons, la cruche est brisée, pauvre Perrine, Perrette ou Perrine, c’est du pareil au même, avec un blog donc, Perrine ou moi, qu’importe, nous pouvons écrire et nos lecteurs peuvent aisément écrire « top » ou quelque chose d’aussi court s’ils ont aimé… Mais sur mon blog, ils ne le font pas ! Pas un commentaire, rien, nada !

Aurais-je donc besoin de retours ? Alors, ma petite Perrette, je vais te le dire, ce n’était pas bien malin d’y écrire à l’article précédent « Edition et contrepartie » à propos de ta détestation des commentaires que n’ont pas manqué de venir te faire les personnes bien intentionnées qui te connaissaient et qui avaient lu ton premier livre…

Et si ce blog était thérapeutique ? Perrine en voie de guérison ne fuira plus les commentaires…

Oh, j’y pense, vous allez y avoir droit un de ces jours à cet article ayant pour titre : « Vous écrivez ? C’est une sorte de thérapie, non ? »

Mais je m’égare, il me reste à vous inciter à laisser des commentaires sur mon blog où d’ailleurs je vous avais dans un élan altruiste proposé d’écrire vous aussi. Pour tous ceux qui n’ont pas testé les ateliers d’écriture de Madame Perrin, animatrice, qui grâce à des propositions ludiques et contraignantes détourne le mode de pensée habituel pour livrer la voie à l’imaginaire, à l’audace d’écrire, je vous en propose un avant-goût :

Prenez une feuille de brouillon et en vertical vous écrivez toutes les lettres de l’alphabet.

A…

B…

C…

Etc…

Ecrivez ainsi une liste d’adjectifs élogieux. 5 min d’écriture

Vous verrez que le C n’est pas simple et qu’il induit plutôt des adjectifs C…atastrophiques…

La proposition d’écriture est la suivante : …

Vous pensiez que j’allais vous la révéler ? Erreur ! Il s’agit d’écrire votre liste tout d’abord et sans connaître la suite évidemment.

Vous retrouverez donc la proposition d’écriture de Madame Perrin dans l’article suivant.

A la semaine prochaine !

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Publié le par Anne Dejardin
Rideaux rouges et conséquences...

Je repense à ces pièces de théâtre que je montais, lorsque j’avais 10 ou 12 ans et que nous jouions, mes cousins et moi, devant nos parents et grands-parents… Je devrais mettre tous ces mots professionnels entre guillemets bien sûr. Ca donnerait ceci : je repense à ces « pièces de théâtre » que je « montais » et nous « jouions »… Mais à l’époque, dans nos cervelles d’enfant, l’attention de nos parents ne pouvait être due à de l’indulgence pour cause d’amour inconditionnel. Et nous étions à l’âge où l’audace est de mise.

C’était un plaisir total, de ça je me souviens. Pour chacune de nos créations jusqu’à la dernière. Elle eut lieu lors d’un de mes anniversaires. C’était donc chez moi, dans la maison qui englobait la pharmacie dont mon père était le gérant et il avait fallu se débrouiller avec ce lieu nouveau pour nous. Nous avions en effet l’habitude de planter notre décor dans la maison de mes grands-parents. Là-bas opérait une magie certaine due à la loggia, plus exactement un bow window, qui nous inspirait tant, avec ses rideaux de velours rouge que nous pouvions tirer ou ouvrir, la rendant identique en tout point dans nos esprits juvéniles à ce que nous imaginions d’une authentique scène de théâtre. Même le sol y était conforme, avec son parquet de bois. Mais mon anniversaire nous ayant transformés en troupe itinérante, nous allions devoir nous adapter à notre nouveau lieu.

Ainsi les spectateurs furent-ils priés de prendre place dans l’escalier de marbre qui conduisait à l’appartement de fonction au premier étage. Notre scène serait le vaste hall d’entrée du rez-de-chaussée avec un côté cour qui était la porte du garage et un côté jardin qui était celle livrant l’accès à la pharmacie mais que nous n’avions sûrement pas eu le droit d’utiliser, connaissant la prudence et la rigidité paternelles. Qu’importe, nous nous contenterions d’un côté cour sans côté jardin et le garage offrirait de vastes coulisses !

Tout avait dû se dérouler sans encombre dans le respect de ma mise en scène, n’avais-je pas hérité de la rigidité que je reprochais à mon père, jusqu’au moment où notre cousin de huit ans notre cadet, enfant gâté comme les petits derniers de sexe masculin, était venu à plusieurs reprises perturber le déroulement de la pièce. Alors, exaspérée devant l’ampleur du gâchis alors que nous avions tant travaillé, j’étais intervenue avec cette réplique qui allait rester célèbre dans la famille :

« Quelqu’un pourrait-il ramener le petit de la concierge chez lui ? »

Que n’avais-je pas dit là ! Pire injure n’aurait pas être proférée aux yeux de la reine mère de ce bambin incontrôlable qui pourrissait impunément tous nos jeux, couinant dès qu’on n’accédait pas à ses demandes et courant aussitôt nous accuser auprès de sa maman qui, sans attendre nos explications, réglait le problème avec diligence, d’une gifle à sa fille. C’est dire si je n’entendais pas qu’il ruine notre représentation et la réplique était sortie toute seule, provoquant un clash familial où deux camps allaient aussitôt se former. Face à l’agression dont se plaignait la mère de mon cousin, soutenue par son mari, s’était formé le clan de mes défenseurs saluant le sens de l’improvisation dont j’avais fait preuve à un si jeune âge…

C’est sans doute à cet instant que j’ai pris conscience, ou cela s’est-il inscrit dans mon inconscient très profondément, que ma créativité pouvait entraîner catastrophes et ruptures familiales. Le bénéfice secondaire a dû être la puissance ressentie mêlée à de la fierté face à l’admiration d’une partie des adultes présents. Est-ce de là que m’habitent l’indifférence au fait de choquer, voire ma revendication au droit de le faire, et de suite après une angoisse extrême dans l’attente des catastrophes familiales et autres qui ne peuvent pas manquer d’en découler ?

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Publié le par Anne Dejardin
Mouton noir...

Mes écrits où je décris le marasme de contradictions et de sentiments ambivalents dans lequel je me débats en mettant en lumière comme on dissèque sous le néon brutal du laboratoire les tréfonds d’une âme noire et tourmentée ont bel et bien une fonction. J’ai effectivement une mission de taille en tant qu’écrivain : je suis le mouton noir de chaque lecteur, de chaque lectrice. Il ou elle peut à me lire se rassurer quant à sa blancheur. Je suis le mouton noir, je porte et revendique à moi seule la noirceur existant dans ce blanc troupeau !

Vous refermerez mes livres, heureux de n’être pas moi, soulagé d’être simple et tellement positif, reconnaissant d’avoir été épargné… Je vous le promets, tel vous sentirez-vous après ce voyage au bout de ma noirceur.

A paraître : La vie en face… ne vous déplaise.

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Publié le par Anne Dejardin

Objectif à la Julia Cameron : être un mauvais écrivain !

Voilà qui semble à la portée de tous ! Faux, à la portée de tous ceux qui travaillent, dirait Julia. Donc en définitive à la portée d’un nombre assez réduit, puisque sont éliminés tous ceux qui en auraient la capacité mais qui ont trop d’exigence ou d’orgueil ainsi que tous les fainéants. Selon Julia, l’artiste qui veut l’être et ne veut pas rester bloqué mais souhaite au contraire libérer sa créativité doit seulement travailler, sans se préoccuper de juger son travail d’un œil souvent si critique que l’artiste en lui en restera paralysé à vie.

Depuis que j’ai redéfini mon objectif selon Julia, je veux juste être un mauvais écrivain. C’est-à-dire bosser sans rien attendre d’autre que l’immense satisfaction d’écrire, d’être à ma juste place. Etre bon ou mauvais n’est pas mon problème, car si jamais on me disait que je suis un bon écrivain, si j’accédais à ce statut, aussitôt rencontrerais-je un nouveau problème : la peur de ne pas le rester ! Et de nouveau cette horrible obligation me sauterait à la gorge pour me la faire rendre : être à la hauteur. A la hauteur de ce que les critiques, qui m’ont conféré ce titre de « bon écrivain », attendent de mon prochain roman. Et c’en serait fini de ma liberté d’écrire.

Elle a raison, Julia, mon objectif, le seul et unique est d’être un mauvais écrivain mais l’être !

Etre un mauvais écrivain, un objectif comme un autre !

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Publié le par Anne Dejardin

C’est le moment de parler du livre de Julia Cameron : « Libérez votre créativité »...

Tissu de niaiseries ou guide précieux qui fonctionne ? Les deux déterminants sont exacts, aussi étrange que ça puisse paraître. Certes Julia adopte un ton qui convient aux lecteurs américains, bon enfant, simpliste et répétitif. Elle se rapproche un peu parfois de ce style de théorie, qui connaît un certain succès actuellement et affirme par exemple que l’univers s’intéresse aux gens heureux. Plus tu es heureux, plus l’univers t’envoie de trucs bien. Ce n’est autre que la pensée magique ! Soit un truc dont l’enfant se débarrassera en grandissant si tout se passe bien… Et voilà que des auteurs écrivent des best-sellers en nous la recommandant à nous, adultes ! Commande à l’univers, disent-ils, et tu recevras. Commander quoi, direz-vous ? Tout. Tout et n’importe quoi, une place de parking, des sous, un nouveau boulot, un amoureux grand, mince, aux yeux bleus… Stupide, me direz-vous, qui pourrait croire à un truc pareil ?

Le livre de Bärbel Mohr, « Comment passer commande auprès de l’univers », je vous assure, est agréable à lire, une succession de réussites décrites, qui vous met malgré vous de bonne humeur. En fait le secret réside dans la confiance que vous faites à l’univers ! Traverser la vie en commandant, recommande l’auteur, puis ne plus y penser, parce que vous avez confiance en l’univers qui va s’occuper de tout pour vous. Alors si vos chances de trouver une place de parking à cette heure de pointe sont de 10%, le fait de commander une place en arrivant en toute confiance, et même si vous ne l’obtenez pas cette fois, mais que vous gardez confiance en vous disant que ce sera pour le lendemain, vous met dans un état d’esprit bien différent que si vous passez une heure à fulminer contre le maire qui ne pense pas à construire davantage de parkings, votre boulot qui vous oblige à vivre dans cette ville surpeuplée, votre patron qui vous fait travailler tard et rentrer chez vous lorsque tous les habitants de l’immeuble sont déjà à la maison, vous contraignent donc tous les soirs à vous coltiner à ce problème de trouver une place de stationnement.

Ce genre de théorie fonctionne, parce que quelqu’un qui a la conviction que l’univers répond à ces demandes en permanence éprouve un sentiment de confiance qui rejaillit autour de lui. Aussi recevra-t-il davantage de propositions intéressantes dans différents domaines, amitié, profession, amour… Qui préfère la présence de Grincheux à celle de Joyeux ? Qui sera embauché en priorité de celui qui convainc le patron qu’il se débrouillera de tout et qu’il assurera ou de celui qui peut-être, bien plus diplômé et formé, sera timoré et transmettra à son interlocuteur son manque de confiance en lui ? Il en va de même dans l’édition où un journaliste déjà en poste, convaincu de sa valeur et de son bon droit a davantage de chance d’être publié.

Eh bien Julia Cameron se sert du même concept. Au lieu de perdre votre temps à douter de votre talent, à craindre de ne pas rencontrer le succès, à redouter les critiques, dit-elle à ceux qui souhaitent être créatifs mais restent bloqués, travaillez ! Seulement cela, travaillez ! Sous forme de prière ou de quelque chose de spirituel comme :

« Je m’occupe de la quantité, Dieu de la Création, occupe-toi de la qualité. »

En gros la qualité n’est pas mon problème en tant qu’artiste. Quelqu’un s’en charge pour moi, tandis que mon job est de bosser. Et bien sûr Julia pense que travailler son art sans relâche paie forcément un jour ou l’autre. L’artiste s’améliorera et tout ira bien. Bien mieux que s’il se perd dans un océan de doutes qui le paralyseront. Elle recommande de ne pas laisser passer le premier doute, celui qui traîne à sa suite une armée de tireurs d’élite surentraînés. On imagine sans peine le carnage final et le blocage définitif de toute velléité de création.

Depuis que je suis ses recommandations, j’écris ! Du soir au matin j’écris. De tout, tout ce qui me fait envie sans me préoccuper de la direction que je donne à mon travail, refusant une certaine logique qui voudrait que je termine d’abord un livre avant d’en entamer un deuxième ou un troisième. Je suis animée de mille idées, mille envies d’écritures très différentes. Même des histoires d’amour à l’eau de rose : un pied total ! Si je n’étais pas allée voir dans cette voie, je ne l’aurais jamais su, à quel point j’aimais cela !

Reste à écrire la réponse de Julia à ce monsieur qui lui dit qu’il aimerait apprendre à jouer du piano mais qu’il est trop tard pour cela, qu’il est trop vieux, quel âge aura-t-il quand il saura jouer ? Et elle répond le même âge que si vous ne vous y mettez pas !

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